Un point honnête sur le financement à vocation sociale, le silence persistant d’Ottawa et les voix qui nous appuient.
À nos membres, à nos partenaires et à la communauté touristique autochtone :
Quelques semaines se sont écoulées depuis ma dernière mise à jour, et je tiens à être franc avec vous quant aux raisons de ce délai. Il y a peu de mouvement à signaler sur les deux fronts qui comptent le plus en ce moment, et je préfère vous offrir un portrait clair plutôt que de combler le vide par du bruit. Voici où en sont les choses.
Le point sur le financement à vocation sociale
Notre partenaire et l’ATAC continuent de se rencontrer plusieurs fois par semaine, et ce travail est soutenu et constant. Les délais qui subsistent tiennent à la diligence raisonnable exigée par le système bancaire international, et nous franchissons ce processus avec soin, étape par étape.
Je tiens à rester mesuré avec vous. Il s’agit de processus internationaux complexes et je ne fixerai pas de date ferme à une chose qui échappe en partie à notre contrôle. Ce que je peux vous dire, c’est que la relation est active, que les échanges ont lieu constamment et que nous demeurons déterminés à mener ce dossier à terme.
Toujours aucune rencontre avec le gouvernement fédéral
Sur l’autre front, la situation n’a pas changé. Le gouvernement fédéral n’a toujours pas accepté de nous rencontrer, malgré les demandes que nous et notre présidente avons formulées au cours des dernières semaines.
Ce silence est remarqué bien au-delà de l’ATAC. Cette semaine, le conseil d’administration d’Indigenous Tourism Alberta a écrit directement à l’honorable Rechie Valdez pour exiger formellement des clarifications et des mesures correctives, dont une réponse dans un délai de 14 jours et une rencontre dans les meilleurs délais. Lorsqu’un organisme provincial de tourisme autochtone doit formuler une telle exigence pour se faire entendre, cela montre à quel point la porte s’est refermée.
Les voix qui s’élèvent
Je veux aussi laisser la parole aux personnes qui continuent d’écrire en notre faveur. Les lettres qui parviennent à l’ATAC et au bureau de la ministre ne cessent d’arriver, et elles proviennent de tous les horizons de notre industrie. Vous pouvez lire l’intégralité des lettres de cette semaine ici, et voici quelques-unes de ces voix :
- Conseil d’administration d’Indigenous Tourism Alberta, Alberta (traduction libre) : « L’ATAC joue un rôle de coordination national qui ne peut être simplement remplacé par des organisations dirigées par des non-Autochtones comme Destination Canada. » Texte original : « ITAC plays a national coordinating role that cannot be simply replaced by non-Indigenous led organizations like Destination Canada. »
- Angela Cassie, Travel Manitoba, Manitoba (traduction libre) : « En 2019, on comptait 81 entreprises touristiques appartenant à des Autochtones au Manitoba. En 2023, ce nombre était passé à environ 170. » Texte original : « In 2019, there were 81 Indigenous-owned tourism businesses in Manitoba. By 2023, that number had grown to approximately 170. »
- Rod Taylor, Legacy Tourism Group, Colombie-Britannique (traduction libre) : « Pour que l’industrie canadienne du tourisme autochtone réalise son potentiel et contribue de façon importante au PIB du Canada, l’ATAC est essentielle à cette mission. » Texte original : « For Canada’s Indigenous tourism industry to realize its potential and contribute significantly to Canada’s GDP, ITAC is mission critical. »
- Randy Vannatter, Explore Canada, Colombie-Britannique (traduction libre) : « L’ATAC a bâti la plupart des associations autochtones provinciales, de leur création jusqu’à leur pleine capacité opérationnelle actuelle. » Texte original : « ITAC built most of the provincial Indigenous associations from inception to their current operational status. »
- Sarah Paster, Excursionist, États-Unis (traduction libre) : « L’histoire autochtone est l’histoire canadienne, la culture autochtone est la culture canadienne, et le récit canadien ne peut être raconté sans ses communautés autochtones. » Texte original : « Indigenous history is Canadian history, Indigenous culture is Canadian culture, and the Canadian story cannot be told without its Indigenous communities. »
- Shanna Bastiaanssen, Unique Adventures, Manitoba (traduction libre) : « J’ai besoin d’une famille touristique. J’ai besoin de ces événements financés. J’ai besoin de ces contacts. » Texte original : « I need tourism family. I need these funded events. I need the contacts. »
Ce sont des organismes nationaux, des partenaires provinciaux, des exploitants internationaux et des entrepreneurs qui débutent à peine qui disent la même chose, chacun dans ses propres mots. Cette diversité est précisément le point. Ce que l’ATAC tient ensemble ne peut être remplacé morceau par morceau.
Continuez d’écrire
C’est ici que vous faites la différence, alors je vous demande de poursuivre. Chaque lettre qui parvient à l’honorable Rechie Valdez est consignée au dossier, et c’est ce dossier qui rend ce sujet impossible à écarter en silence.
Si vous n’avez pas encore écrit, dites à la ministre ce que le tourisme autochtone représente pour votre communauté et ce qui serait perdu sans l’ATAC. Si vous avez déjà écrit, transmettez ce message à un collègue, à un fournisseur ou à un partenaire et invitez-le à ajouter sa voix. Plus nous sommes nombreux à figurer au dossier, plus il est difficile de nous ignorer.
Je reviendrai vers vous à mesure que la situation évoluera, et je vous donne ma parole que je partagerai des nouvelles au sujet du financement dès que je pourrai le faire de façon responsable.
Avec gratitude,
Keith Henry
Président et chef de la direction
Association touristique autochtone du Canada
Faites parvenir votre lettre d’appui à :
L’honorable Rechie Valdez Secrétaire d’État (Petite Entreprise et Tourisme)
Chambre des communes Ottawa (Ontario) K1A 0A6
rechie.valdez@parl.gc.ca