Accent sur une entreprise touristique autochtone: osha osha, Toronto, Ontario


osha osha, Toronto, Ontario

Qu’il s’agisse de former une jeune personne à guider les visiteurs à travers d’anciens sites, d’acheter canots et planches à rame ou d’aider à effectuer le versement initial pour l’achat de motoneiges pour les visiteurs, le fonds de développement de l’offre touristique mis en place par l’Association Touristique Autochtone du Canada (ATAC) change la donne positivement pour les opérateurs touristiques autochtones de l’ensemble du pays.

osha osha, Toronto, Ontario

Mme Jenifer Rudski a démarré son entreprise il y a sept ans avec sa petite sœur Sharon, un vélo et quatre planches à rame. Les sœurs, originaires de la Première Nation Tetlit Gwich’in des Territoires du Nord-Ouest, transportaient les planches à vélo jusqu’au lac Ontario, sautaient dessus et apprenaient aux gens à faire de la planche à rame et parfois même du yoga en étant sur la planche.

Grâce à une subvention de 8 000 $ de l’ATAC, les sœurs ont acheté une roulotte pour ranger les planches à rame près de l’eau. Cette subvention a également permis de former six jeunes personnes par le biais de Paddle Canada pour agrandir le personnel d’osha osha (l’entreprise porte le nom d’une amie). « La subvention de l’ATAC nous a aidé à développer notre entreprise cet été et nous en sommes très reconnaissantes», dit-elle.

Grâce à la roulotte, elles peuvent disposer de plus de planches et accepter plus de clients pour des cours de planche à rame (avec ou sans yoga) sur le lac. Elles peuvent aussi offrir diverses excursions en planche à rame aux alentours de Toronto. En plus de pagayer autour des îles de Toronto et de Cathedral Bluffs, Mme Rudski emmène les gens le long de la rivière Humber – une route commerciale traditionnelle des peuples autochtones – et leur conte des légendes et des récits autochtones.

osha osha, Toronto, Ontario

« Ma sœur et moi avons vécu ici pendant la plus grande partie de notre vie, mais nous étions plutôt déconnectées de l’eau », explique Mme Rudski. « Mais nous avons par la suite découvert la planche à rame et nous sommes maintenant sur l’eau tout le temps. Nous avons réalisé que nous pouvions partager cela avec les gens, leur permettre d’établir une connexion avec l’eau et leur faire découvrir notre culture également. »

Finalement, les sœurs Rudski, instructrices certifiées de planche à rame et de yoga, espèrent générer suffisamment de revenus pour organiser des camps d’autonomisation et aider les jeunes filles et femmes autochtones à se connecter à l’environnement, à l’eau et à la forme physique.

www.oshaosha.com



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